Story

    G.Kero n’est pas une marque comme les autres…

    Marguerite Bartherotte alias G.Kero dessine et peint depuis son enfance, des petits personnages sensuels qui swinguent avec style.

    Sa rencontre avec la mode date de 2007.

    En voyage à Rio de Janeiro, Philippe, son frère, cherche un t-shirt original. Déçu par les standards de la mode, il demande à sa sœur de lui envoyer un dessin pour se faire un tee-shirt plus personnel. C’est en voyant les photos de son frère sur la plage d’Ipanema avec le tee-shirt imprimé de son dessin que Marguerite a la révélation. Elle fera du vêtement son espace d’expression.

    L’artiste commence à peindre sur les tee-shirts de ses ami(e)s. Les amis d’amis affluent dans son atelier à la pointe du Cap-Ferret. Une cabane en bois sous les pins face à l’océan.

    Le frère et la sœur créent G.Kero en Aout 2011 avec un troisième associé, un ami d'enfance, Arnaud Champeil.

    Partie de la toile primitive du tee-shirt, Marguerite Bartherotte alias "G.KERO" élabore avec son frère Philippe, des collections complètes. Teddy en coton imprimé, teddy en soie, chemises en lin, en soie, ou en coton. Blouses en viscoses, jupes longues, kimonos, sans oublier les tee-shirts...

    La silhouette « GKERO » est élégante et légère, chic et désinvolte, originale mais toujours harmonieuse. Artistique et libre avant tout.

    À un couturier célèbre qui affirmait que la chemise blanche était la base de tout, G.Kero répond avec humour  : «Si tu fais un concert et que tu veux que la scène soit intéressante d’un point de vue graphique, tu ne mets pas une chemise blanche ».

    «Pour moi, la base de la mode 
c’est comprendre son contexte.»

    Marguerite, insolente, s’amuse à instiller de l’humour dans la mode. «Il y a une légèreté qui me plaît beaucoup dans l’idée de peindre un sujet qui va être porté par quelqu’un. Je veux faire sourire, rendre heureux, ou provoquer la surprise».

    Créer la surprise,  G.KERO y parvient avec sa célèbre chemise «Couple X» (une représentation originale du Kamasutra), composition audacieuse qui fait connaître la marque lorsque Kate Moss et Cara Delevingne s’en emparent en 2014.

    G.Kero est une aventure artistique originale qui ne suit pas les tendances de la mode. Une mode envisagée non pas comme un diktat auquel on doit se conformer, mais comme libre moyen d'expression. Geste de partage avec l'autre, auquel on s'adresse non pas comme cible marketing, mais comme destinataire d'un projet artistique.

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    Une histoire de famille 

    Née d’un simple tee-shirt imprimé, G.Kero s’est développée à travers un échange constant entre l’artiste Marguerite Bartherotte, alias G.Kero, et le regard créatif de son frère Philippe.

    Si les œuvres de Marguerite en sont la signature originelle, les collections sont le fruit d'une collaboration développée au fil des années.

    À partir des dessins, frère et sœur imaginent ensemble les pièces qui façonnent, saison après saison, un univers esthétique singulier où le dessin rencontre la bonne matière, la forme idéale, pour faire des silhouettes iconiques.

    Depuis l'origine, Philippe élabore la mise en image, les campagnes photographiques, les ambiances visuelles « home made » qui font l'identité de la marque.

    G.Kero n’est pas une simple marque, c’est une aventure familiale. Une histoire d'échanges créatifs, d'intuition et d'audace partagée entre une sœur et un frère. 

     

     

     

     

    ORIGINAL

    Lorsqu’on parle d’originalité, on entend souvent « qui se distingue du commun, qui sort de l’ordinaire. »

    Mais le mot a également une définition plus profonde et moins connue : « qui émane directement de son auteur ou de sa source, qui n’est pas une copie, une reproduction, une traduction, une refonte, une réinterprétation… » Les pièces et les dessins de G.Kero sont originaux dans les deux sens du mot. Ce sont les créations d'une artiste, Marguerite Bartherotte.

    G.Kero n’est pas une marque d’imprimés impersonnels et anonymes. Vous savez d’où vient ce que vous achetez et qui a conçu les jolis dessins que vous portez. 

    Lorsque vous achetez G.Kero, vous êtes plus qu'un simple client, un simple consommateur, vous êtes un collectionneur d'art.

    Nous vous remercions d’encourager et de promouvoir la création artistique, l’indépendance, la liberté et l’originalité.

    ÉDITIONS LIMITÉES ET NUMÉROTÉES

    À l’intérieur de chaque pièce G.Kero, vous trouverez une étiquette sur laquelle sont inscrits son numéro de série, l’année d’édition et le nombre total de pièces éditées. 

    Ceci est le résultat naturel de notre manière de créer, à l'échelle artistique.

    Chacun de nous est un être unique. Nous méritons des vêtements distinctifs. 

    DESSINÉES EN FRANCE, IMPRIMÉES EN ITALIE ET FABRIQUÉES AU PORTUGAL

    Depuis 2011 tous les dessins de la marque « G.Kero » sont créés par l'artiste Marguerite Bartherotte alias « G.Kero ». Marguerite dessine les collections dans son atelier au Cap-Ferret, ou chez des amis. Artiste bohème, toujours en mouvement, elle crée aussi lors de ses voyages.

    Les dessins sont imprimés sur des matières de qualité chez un imprimeur qui imprime les marques les plus prestigieuses de la haute couture italienne et française depuis les années 50. 

    Les matières imprimées sont ensuite acheminées au Portugal afin d’être confectionnées dans des ateliers à taille humaine et respectueux de l’environnement, exclusivement tenus par des familles avec lesquelles nous entretenons des rapports amicaux.

    Nous restons fidèles à ces ateliers qui confectionnent nos créations avec passion et aiment leur métier.

    Nous privilégions les petits ateliers à taille humaine, respectueux de leurs ouvriers, amoureux du travail bien fait, ayant le souci de l'écologie, du prix juste et de la qualité.

    PAS DE SOLDE

    Vu l’impact des activités industrielles sur la planète aujourd’hui, il est impensable de continuer à produire de manière déraisonnée.

    C’est pourquoi nous évitons la surproduction, produisons peu, et n’encourageons pas l’excès de consommation par les soldes.

    Nous considérons les pièces que nous fabriquons comme des œuvres d’art durables.

    Par respect pour notre travail et notre art, par respect pour ceux qui passent du temps à confectionner ces pièces et, par respect pour ceux qui finalement les achètent et les portent, nous achetons et vendons au prix juste et évitons de dévaluer nos créations en les soldant.

    Vendre moins et ne pas encourager la surconsommation, c’est notre manière de faire attention à l'environnement. 

    CROISSANCE ORGANIQUE ET MARKETING DU COEUR

    Pour nous faire connaître nous faisons confiance à la magie du bouche-à-oreille, résultat d'un travail bien fait, qui rencontre l'enthousiasme vrai, spontané et partagé.

    Nous valorisons l'indépendance et la curiosité, plutôt que le matraquage publicitaire.

    Nous voulons vous laisser nous découvrir au hasard des rencontres de la vie et ne pas nous imposer à vous.

    PRIX JUSTES

    Nous faisons le maximum pour que le prix de nos pièces soit le plus proche possible du coût de fabrication (coût de la matière, de l'impression, et de la confection). 

    SOLIDARITÉ

    Chaque année G.Kero participe à des actions caritatives. 

    Si vous souhaitez nous proposer des partenariats de solidarité écrivez-nous : office@gkero.com

    C’est qui, c’est quoi G.Kero ?

    G.Kero c’est un surnom que m’a donné un de mes frères. Il m’a vue chanter sur scène dans un bar et il m’a dit on «dirait Gisèle Kérozène ».
    Alors il faut que j’explique qui est Gisèle Kérozène » sinon vous comprendrez rien. Gisèle Kérozène, c’est une sorcière dans le court métrage éponyme de Jan Kounen. J’ai quand même apprécié la référence. C’est un court-métrage très drôle où des sorcières font la course sur des ballets volants en se tapant dessus. C’est assez punk, il y a du sang,  mais on n'y croit pas donc ça fait pas peur. C’est assez cartoonesque finalement. J’ai donc appelé mon groupe de musique « Gisèle Kérozène » et quand je me suis mise à peindre sur des t-shirts, je signais « G.Kero » parce que c’était trop long de signer Gisèle Kérosène. G.Kero est donc un surnom que m’a donné un de mes frères, c’est devenu ma signature d’artiste et plus tard le nom de la marque. 

    Comment est-ce qu’on passe d’artiste peintre à créatrice de mode ?

    Je suis passée de la peinture au vêtement pour m’amuser davantage. C’est très simple. Peindre sur les tee-shirts de mes amis était plus marrant que dessiner des croquis dans un carnet. Je trouve qu'il reste beaucoup de choses à faire dans la mode avec la peinture.

    C’est quoi le déclic qui t’a fait passer de la peinture sur toile à la peinture sur T-shirt ?

    En 2007 un autre de mes frères, Philippe, était à Rio de Janeiro en voyage. Il cherchait un t-shirt cool mais ne trouvait que des trucs ultra stéréotypés dans les boutiques, genre, l'affiche de Pulp Fiction… il m’a demandé de lui dessiner une jolie fille avec les seins nus, qu’il a ensuite fait sérigraphier sur un tee-shirt basic. Il a pris une jolie photo de lui sur la plage d’Ipanema avec le tee-shirt. C’était l’été au Brésil. Moi j’étais dans mon école d’art à Bruxelles, c'était l'hiver,  il pleuvait, et je m’ennuyais. Je me suis dit pourquoi pas peindre sur des t-shirts ? Quelques mois plus tard j’avais quitté l’école et refait toute la garde-robe de mes amis. 

    Avec votre marque, on est dans le t-shirt d'artiste, en quoi est-ce différent d'un t-shirt d'une autre marque de prêt-à-porter ? 

    Il n'y a pas de peintres dans ce milieu, il y a des modeux qui s'inspirent de la peinture, qui prennent et collent partout ce qui a déjà été fait. On n'est pas dans la même démarche ! Je peins un tableau en imaginant le vêtement sur lequel il sera le plus fou, plus revendicateur et personnel.

    G. Kero respire la joie de vivre, la bohème, avec une vraie légèreté un peu désinvolte. Comment est-ce qu'on conserve cet esprit en passant de la peinture au vêtement ? 

    La peinture est une discipline lourde et sérieuse : quand on peint un tableau on est en proie au doute, face à soi, c'est vertigineux ! La mode c'est beaucoup plus léger, on est tourné vers l'autre, on s'applique à le faire beau. Si on a longtemps dessiné pour les murs, dessiner pour quelqu'un est beaucoup plus chaleureux ! La réponse est donc dans la question !

    Qu'est-ce qui vous inspire chaque saison ? Des images, des artistes, des thématiques, des animaux, des couleurs de prédilection...?

    Je marche sous les sapins au milieu des ours en hiver et dans la mer bleue en été. Je sors beaucoup dans la rue. La création est une réaction épidermique, une émotion plus qu'un projet. Si je dessine une collection d'été, j'aime qu'on se sente en été en la regardant. Les saisons m'inspirent avec tout ce qu'elles aspirent sur leurs passages ! Tout, tout, tout, peut m'inspirer.

    Qui sont les filles (et les garçons) qui portent G.Kero ? Des muses (homme ou femme) en particulier ?

    Ce sont des gens qui flash sur les dessins. 99 ans, 10 ans, bien portant ou pas, beau gosse ou pas, le dessin est un alphabet universel qui réunit et qui rend tout le monde beau. Je recherche l’harmonie, et pour les différences qu'on a avec les autres on a pas fait exprès, je dessine depuis très longtemps c'est tout ! L'originalité ça ne s'invente pas.

    Pouvez-vous décrire une de vos journées de travail type ? Le processus de création et la répartition des rôles de chacun. 

    Philippe se lève très tôt et moi je me couche très tard. Je dessine, il met tout ça en musique. Il est le capitaine je suis le vent. Et on ne veut pas toujours aller au même endroit !

    Comment sont produites les collections ? Petite série ? Éditions limitées ? made in ? Un mot sur le travail de sérigraphie.

    On fait des éditions numérotées et limitées. C’est pas prémédité, c’est la nature du projet. On est petit et confidentiels et je fais beaucoup de dessins. De sorte que même si nous sommes distribués dans 26 pays, et dans plus de 160 villes,  on édite très peu de pièces et donc... peu de chances que deux personnes qui portent le même modèle se rencontrent… et si elle se rencontrent, elles auront certainement quelque chose à se dire !

    Vos projets pour le futur, ce qu'on peut vous souhaiter ?

    Même si ça marche très bien et qu’on est à 300 % de croissance dans une économie qui fait du surplace, tout est suspendu à un fil tant il est difficile de gérer une entreprise en France dans ce secteur quand on n'est pas millionnaire et qu'on s'auto produit. Les taxes sur le travail assassinent les petites entreprises et la création en France. Nous sommes une marque indépendante il n'y a pas de financier derrière ou de fond de pension américain :). On peut dire que ça relève de l'exploit, de l'exceptionnel, il faut avoir une tendance à
    l'héroïsme ! 

    Interview par Stéphanie Thiberge